La Vallée de la Loire, magnifique joyau du territoire français, offre un patrimoine culturel parmi les plus riches et les plus enviés au monde !
D'imposants châteaux nichés dans de splendides paysages verdoyants à couper le souffle sont rendus encore plus suggestifs grâce à de fabuleux aménagements architecturaux.
La Vallée de la Loire, justement surnommée « le Jardin de France », est aussi synonyme de vin de qualité et figure parmi les régions viticoles les plus étendues du pays. Appréciée surtout pour ses fameux vins blancs, les produits de cette terre doivent leur caractère unique au Terroir, riche en sédiments fossiles, et à l'influence adoucissante que l'Atlantique exerce sur le climat. À proximité des côtes, les températures sont plus clémentes, mais en s'éloignant vers l'intérieur, le climat devient continental.
Les vignobles autour de Tours, Anjou et Saumur qui encadrent le fleuve Loire bénéficient d'un sol varié, composé de schistes rouges à Anjou, de craie et de calcaire à Saumur et dans la Touraine.
Parmi ces collines, nous découvrons un trésor œnologique récemment revalorisé, capable de produire de superbes rouges et d'élégants rosés : il s'agit du Pineau d'Aunis, également appelé Chenin Noir par les cultivateurs locaux.
Le cépage ne semblerait avoir aucun lien génétique avec la famille des Pinot, même si la forme conique de la grappe est très similaire. Ces magnifiques grappes coniques et compactes rappellent presque la forme d'une pomme de pin, et c'est précisément de là que dérive le nom Pineau ou Pinot.
L'origine de la première partie du nom ainsi éclaircie, la seconde partie dérive quant à elle d'un monastère qui s'élevait près de Saumur. Le monastère Prieur D'Aunis existe encore, et sa tradition viticole est toujours vivace, tout comme la passion d'y produire du vin.
L'incroyable adaptabilité du cépage dans la Vallée de la Loire laisse penser que cette précieuse vigne est originaire de cette région française particulière ; peut-être est-ce le cas, ou peut-être est-elle arrivée en Vendée avec les marchands de sel qui naviguaient autour de la zone atlantique.
Les vins rouges qui en étaient tirés dès les siècles passés étaient appréciés surtout par les classes sociales les plus élevées.
Le succès de ce cépage perdit cependant un peu de son éclat vers 1950, lorsque l'on misait sur des cépages davantage plébiscités par le marché international et que de nombreux hectares de Pineau d'Aunis cédèrent la place à la culture du Cabernet Franc.
Le Pineau d'Aunis a poursuivi son histoire grâce au dévouement et à la sueur de quelques paysans profondément attachés à la tradition.
Le Pineau d'Aunis fait partie de l'Appellation Coteaux Du Loir, où les vieilles vignes plongent leurs racines dans un sol composé de terre rouge et de calcaire : parmi les pentes escarpées comprises dans cette Appellation, prospèrent de vigoureuses vignes appartenant à une importante exploitation viticole qui place la nature au premier rang.
Émouvant, le Pineau D'Aunis de Jean-Pierre Robinot, qui conduit sa production depuis des années en renonçant au désherbage chimique et à toutes les pratiques qui rendraient impossible la réalisation de ses vins naturels.
Il n'a pas toujours été vigneron : Robinot possédait en effet un wine bar à Paris où il servait souvent des étiquettes biologiques.
L'amour pour ce type de vin était tel qu'il souhaitait le produire lui-même ; il retourne alors dans sa ville d'origine, Chahaignes, et fonde son domaine, qui repose sur un terroir composé d'argiles rouges, de silice et de calcaire.
Ses vins ne sont pas filtrés, aucun ajout de sulfites n'est prévu, la vendange est manuelle tout comme le dégorgement à la volée, les raisins ne sont pas éraflés, les rendements sont réduits...
Ce sont là quelques-uns de ses principes fondamentaux pour la réalisation du vin idéal, auxquels s'ajoute l'utilisation exclusive de levures indigènes.
Déguster ses vins est une expérience unique !
On est immédiatement frappé par l'étiquette peinte à la main par Robinot lui-même – l'émotion commence déjà là !
Le Pineau d'Aunis se prête de manière excellente aux méthodes de culture de Robinot et est le protagoniste de ses rouges ; parmi tous, citons le Nocturne millésime 2011, vinifié en pureté sans ajout de sulfites et sans aucune filtration prévue.
Il vieillit 24 mois dans de vieux fûts.
Avant de procéder à l'ouverture de la bouteille, on s'attarde inévitablement sur l'étiquette, où la mention « Les Vignes de l'Ange Vin » signifie que les raisins utilisés pour produire le vin proviennent tous de la propriété de Robinot.
Il existe en effet une deuxième ligne de vins, « L'Opéra des Vins », où les raisins appartenant à d'autres domaines sont soigneusement sélectionnés par Robinot en personne.
Après l'étude de l'étiquette, vient l'ouverture de la bouteille.
On est immédiatement envahi par d'agréables notes épicées et poivrées qui s'intensifient en humant la partie inférieure du bouchon qui reposait en contact avec le vin. Parfois, il suffit d'« écouter » le bouchon de liège pour se laisser raconter la grandeur du vin que l'on s'apprête à déguster.
Dans le verre, il se présente avec un rubis vif dont l'ongle vire peu à peu vers le grenat. Au nez, c'est un agréable triomphe de senteurs, du poivre épicé presque piquant à la confiserie de rhubarbe.
On se laisse bientôt envelopper par un agréable effluve balsamique accompagné de délicieuses notes de fruits des bois et de nuances florales qui rappellent une rose délicate.
Après quelques minutes de repos dans le verre, on perçoit encore une certaine vinosité très élégante qui adoucit tout l'éventail d'arômes.
La dégustation est fascinante.
La pointe de la langue est enveloppée par une douceur agréable qui invite presque à mâcher ce vin, qui vient ensuite se refermer en persistance sur des tons épicés. Le tannin est élégant, laissant le palais propre et impatient d'accueillir la prochaine gorgée.





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